Un café, s'il vous plaît
- Blue B. STEFENSEN

- 9 nov. 2014
- 2 min de lecture
Cet andouille, en trop bonne santé, n'éprouve aucune compassion envers l'être humain, et encore moins envers les lesbiennes, les "goudous" comme il les appelle. S'il savait...
En lâche, il aime à humilier sa femme en public ou lors de leurs rapports. Mon dieu, comment ne pas avoir de respect pour une telle femme ? Où est l'égalité à frapper de toutes ses forces un visage aussi sublime ? Au diable le mythe du mari aimant et attentionné. Ce gros dégueulasse m'écoeure au plus haut point.
Elle et moi, c'est une drôle d'histoire. Elle a débarqué dans ma vie comme un OVNI dans le cosmos. Juste un "merci" échangé et un regard en douce. Timide mais si parlant. Je venais de lui porter son café, mon collègue ayant fini son service. En le remplaçant au pied levé, je rencontrais la plus belle femme qui puisse exister à mes yeux. A cet instant, j'enviais les caresses du soleil sur sa peau d'albâtre. Elle qui n'avait jamais eu confiance en elle, trouva le courage de me glisser son numéro de téléphone avec la note. Un coup de foudre dont on rêve toutes. Comme quoi il faut garder espoir : la vie est capable de nous faire de merveilleux cadeaux parfois. Quel émerveillement de la revoir quelques jours plus tard, dans ce bar bondé. Une envie de transgresser toutes les bienséances : l'embrasser fiévreusement, loin de toute concupiscence ou jugement. Nos corps solidaires, enlacés, prêts à fusionner. Accueillir dans ma bouche sa langue sous les lumières tamisées. Je ne songeais plus qu'à me retrouver entre ses cuisses, fermes et douces, les papilles en alerte. A gouter à son parfum et à m'enivrer sans fin. Notre première nuit fut pleine d'alégresse, impatientes de céder à ce désir qui nous agaçait les reins. L'amour tient parfois de la spiritualité. Les corps se mettent alors à résonner, à s'appeler sans fin. Je la découvrais sensuelle et insolente, goûtant à mon sexe, alcôve sacrée. Je pense qu'elle se laissait aller pour la première fois, qu'elle osait assouvir ses fantasmes, ses envies. Une complicité s'était tissée entre nous dès les premières confidences, échangées en toute sincérité sur l'oreiller. Après l'amour, après ce partage de tendresse et de caresses à foison, elle a pleuré doucement entre mes bras. Cette nuit avait été un moment d'évasion. Fuir le réel, à la recherche de paix et de sérénité. Ne plus vivre pour un mari ingrat. Délaisser un peu son rôle de maman, emprunt d'un dévouement exemplaire. Vivre pour elle. Enfin.
Pauvre fou de mari, si tu savais...
Tu n'aurais pas le temps d'épeler le mot "anticonstitutionnellement", qu'elle jouirait sous mes caresses. Ma seule consolation, c'est de te voler ces moments d'une rare intensité sans que tu t'en doutes. Et mon seul rêve, c'est de te les voler pour toujours en espérant qu'elle fasse un jour ce choix...
Mots des internautes utilisés pour la deuxième partie : alcôve goudou aimant compassion tendresse maman cosmos lesbienne anticonstitutionnellement respect Partage allégresse sérénité sensuelle papilles confiance sincérité caresse espoir OVNI être humain merci paix vivre lumière accueillir dévouement foisonner spiritualité complicité andouille transgresser émerveillement santé evasion concupiscence solidarité dégueulasse sublime








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