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Stefensen

Ecrivaine et charmeuse de muses

Découvrez Charlie G. Cork, garmente la femme dragon et l'Ange noir

E[crire]... S'é[crire]...

J'écris depuis toujours... Du moins en ai-je l'impression... J'écris ici et là... Un peu de tout et n'importe quoi... Sur un vieux cahier brouillon, un coin de table ou dans un énième carnet entamé que je ne finirai peut être jamais...

Rassembler ces écrits demeure un vrai défi quand on sait à quel point je suis désordonnée ! Une tendance naturelle à s'éparpiller... Tant et si bien, que l'on me trouve parfois là où l'on ne m'attendait pas...

J'ai commencé par écrire de la poésie alors que j'étais adolescente. J'ai composé mes premiers vers pour une fille qui m'ignorait totalement. Je m'étais mise en tête de m'en faire remarquer, sans savoir véritablement ce qui m'y poussait. Sans doute le trouble qu'elle faisait naître en moi lorsque la regardais à la dérobée.

Les poèmes se sont répandus de mains en mains. Mes camarades de classe furent donc mes émissaires sans le savoir mais aussi mes premiers lecteurs. La demoiselle eut vent à son tour de mes écrits, sans malheureusement comprendre qu'elle était celle qui les inspirait. A défaut de m'en faire aimer, j'avais fait l'expérience de l'écriture amoureuse, qui plus est douloureuse. J'ai gardé quelques-uns de ces poèmes, qui n'ont pour la plupart jamais connus leurs véritables destinataires. Il y a une vraie pudeur à se livre en quelques vers.

Ne pouvant pas l'approcher sans qu'elle ne soit entourée de ses amis, je me suis mise à dessiner dans les marges de mes cahiers. Elle fut donc aussi mon premier modèle. De face, de profil, entre deux chaises, derrière un bureau, de dos, de trois quarts... Les dessins ont également commencé à circuler. La ressemblance était pourtant évidente à mes yeux. Mais son comportement ne changea pas, contrairement à ce que j'avais espéré. J'étais toujours aussi transparente. Mais encore une fois, à défaut d'avoir attiré son attention, j'avais trouvé un autre moyen de m'exprimer : le dessin.

Ce n'est que bien plus tard que j'ai compris que je m'étais essayée à maintes formes d'art dans le seul but de séduire les femmes et m'en faire aimer, coût que coût. Le piano et les premiers morceaux composés dans la solitude la plus complète en est le plus bel exemple.

Je leur dois tant à ces femmes qui ont jalonné ma vie, à ces femmes que je côtoie, et qui ne savent aucunement combien elles m'inspirent par leur beauté ou leur courage, leur intelligence ou même leur timidité.

Je leur dois tant. Elles hantent chacune de mes pages comme mes pensées. Tous les poètes ont une muse. La mienne est une femme aux mille et un visages...

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