Châtelet les halles
- Blue B. STEFENSEN

- 19 mai 2014
- 2 min de lecture
D'après Blue STEFENSEN
17h27. Métro Châtelet-les-Halles. Heure de pointe. Un air humide s'est engouffré dans la station de métro, presque tropical. Je me fraye un chemin entre les passants, agressifs et pressés, prêts à vous marcher dessus pour avoir leurs places dès que la carlingue en ferraille arrivera sur les rails. Le serpent de métal surgit de son trou noir avec un bruit infernal, tout juste couvert par le brouhaha de la foule hypnotisée par l'ouverture imminente des portes du monstre. La rame s'immobilise enfin. Et la débâcle commence. Une vieille femme édentée me bouscule, la bave aux commissures des lèvres. Au moins, elle ne peut pas me mordre. Une odeur d'égout enveloppe la foule soudain agitée d'une frénésie incontrôlable. Me voilà emportée par ce flot humain qui parle mille langues. Je réussis à me faufiler entre les passants et je m'installe contre une des parois du monstre de fer. Cernée de gueules cassées aux haleines plus que douteuses, j'observe autour de moi mes nouveaux compagnons de voyage. J'ai un frisson en repérant la petite vieille qui m'avait bousculée : elle baille si fort à deux mètre de moi, que j'aperçois sa glotte rouge vif. Juste à côté de moi, un adolescent boutonneux, avec un herpès peu glamour, tapote méthodiquement sur son portable. Décidément, faut que j'évite tout déplacement à cette heure-ci. Quel triste tableau que cet amas humain, puant et bruyant ! N'y a t-il rien dans ce wagon qui puisse sauver un peu cette vision apocalyptique ?
17h32. C'est là que je l'aperçois. Emotion violente. Vision d'un Eden suspendu entre deux rames de métro. Là, devant moi, une jeune femme aux lèvres pulpeuses et sensuelles, timidement blottie dans un caban gris perle. Elle sait que je l'observe en douce et avec délice depuis un petit moment. J'avoue que j'ai le coeur qui s'emballe vite et que je ne suis pas du genre très discrète quand je regarde les jolies femmes. Et mon Dieu, qu'elle est jolie. Elle m'adresse un sourire en levant le nez de son bouquin. Mon dieu... Cette bouche... Sa bouche... Gourmande à souhait, au dessin parfait. Un vrai sourire qui me change de toutes ses femmes qui s'affichent la bouche en cul de poule dès qu'il s'agit de goûter à leurs baisers sans saveur.
17h48. La mystérieuse et secrète lectrice se précipite vers moi, me tend son livre d'un geste tendre, et sans un mot, descend de la rame. je n'ai pas eu le temps de dire quoique ce soit. Je la regarde par la vitre et je lis sur ses lèvres : "page 138". C'était la page où elle avait griffonné son numéro de téléphone...
Blue STENFENSEN - Tous droits réservés - 19/05/2014
Mots proposés par les internautes :
Karine Noel sensuelle 📷Isabelle Bonal : Pulpeuse📷Séverine Gallego : Égout !📷Adeline Merly : humide📷Louve Acacia : PapillesMartine Sarrelangue: Lèvres📷Alex Alexandra : Langue📷Christelle Abadie : Frisson📷Béatrice Garvi : saveur📷Sandrine Sernin : Douce📷Chrys Indigo Halot : Baveuse. ..📷Cézal Gloiret : Trou📷Aby Casey : Glotte📷Rose Phelep : Rouge📷Lily Joli : gourmande📷Endive Tiopet Pepperpotte : Herpès📷Troll des Cavernes : Commissures📷Sabrina Nina Denain : Haleine📷Sabine Becouze : Sensuelle📷Morgane Flipy : cul de poule📷ChriStal ViSual Le : Baiser Thalie Cyr : édentée📷Frederique Lloberes : tropical📷📷Ptit Tresor: tendre📷📷Titouana Malo : Sourire📷Patrick Colin : Lèvres📷Mickaëla Nanou : Secret📷Isabelle Mack : Perle📷Mary Loluyo : mordre📷Isabella Dolce : Délice 📷Nina Vivien : coeur📷Lara Tatiana Slaviasky : glamour📷Naty Green : emotion📷Solange Lan : Ouverture📷Gaia Lunerousse : Goûter📷Vanessa Guerinet : langue📷Mouffles Francine : Métro








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