La Silencieuse
- Blue B. STEFENSEN

- 4 janv. 2012
- 2 min de lecture
Dernière mise à jour : 25 déc. 2018
Belle enfant de notre Belle Epoque,
Je vous croisais aux Champs de Mars, sous la pluie,
Entourée par vos gentilshommes, ces bruyants et beaux diables,
Oui, vous, petite fille capricieuse, courtisée et envisagée...
Vos regards en coin, je m'en moque,
Je n'ai pas à rougir de la parfaite intrigante que je suis,
Même si vos amies, ces mijaurées, se gargarisent de propos abominables.
Oui, je suis la mystérieuse aventurière et vous, la victime outragée...
L'amer tue
Les amours tus...
L'amertume
Nous consume...
Belle élégante, beau soliloque,
Savent-elles, vos amies, que je fus l'élixir secret de vos dernières nuits ?
Entre vos reins, j'ai bu à votre source juteuse, prise d'une soif inépuisable.
Ô douce liqueur magique et inespérée que celle qui accompagne vos orgasmes naufragés !
Oh, amoureuse, vous l'avez été...
Manque de respect serait de le nier.
Ô Trésor, vous m'avez rejetée...
Manque de courage, drastique pitié !
Belle rêveuse, au coeur de bric et de broc,
Je vous ai couverte de langoureux baisers, prise d'une douce boulimie !
Rappelez-vous de cet abandon des sens, de nos amours coupables !
Et dites leur, à vos amies, avouez leur que rien jusqu'ici n'a pu vous soulager !
Oh, succube sexy, vous l'étiez, sans conteste,
Obsédée par le parfum du scandale...
L'ataraxie mise à mal, quel sort funeste !
Goûter au miel de mon sexe vous fut fatal...
L'Amour use
Les fantasmes désuets.
L'amoureuse
Erotise les gestes muets.
Belle idiote, ma rêveuse en toc,
Pleurez la langueur de mes caresses, la tendresse de mon lit,
Prise de remords, ce soir, vous songerez à la volupté encore palpable
De celle qui vous a désiré et dont vous avez pris congé, lassée...
Belle traitresse, je lève mon broc,
Moi, la tendancieuse, Vous, l'ingénue tombée dans le déni de nos délits !
Je bois à la magie du doux parfum de ce désir insoutenable !
Le fruit de cette huître en bouche, je songe à votre clitoris entre mes lèvres agacées...
Oh, l'espoir ? Je l'ai perdu, comme, en vous, ma confiance
Vous, trop têtue pour admettre que cet amour charnel
N'avait rien de passager, magnifique rêve éveillée,
Moi, rêvant à ces corps unis, entrelacés devant l'Eternel...
Pendant que des couples confessent
Des histoires de fesses qui blessent...
Je compte les coups bas
Qui sont apanages de tant de diablesses...
Belle enfant, détournez vos yeux,
Ils me font offense
Comme votre silence...








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