Lune
- Blue B. STEFENSEN

- 25 févr. 2010
- 1 min de lecture
Minuit attendu, minuit dépassé...
Je me noie dans le silence, je plonge avec délice dans une mélancolie infinie, presque trop sucrée. Silence qui m'obsède, silence qui m'apaise, silence propice à l'écriture, au déballage de cette âme emmêlée, exhibition de ce Moi imposant et difficile à museler.
Minuit, moment coupure, la plume ne connaît plus de censure, d'autocensure. Elle se livre au papier, belle et fragile, violente parfois....
Ne vivre qu'après minuit, car c'est à minuit que tout commence. Seconde naissance et première mort, instant phénix, instant intime où tous les masques tombent, où tous les tabous disparaissent, où nos envies se libèrent de leurs chaînes...
Minuit, appel sensuel, sexuel, voix envoûtante qui nous murmure tout bas : "Viens...", voix grave et profonde, voix de la nuit, amie éternelle...
Minuit, cycle accompli, inlassable précision. Les corps et les langues se délient, les âmes s'agitent. Elle est là... Captivante, obsédante, lune qui accompagne mes lignes...
Lune... Pleine lune, formes rondes et charnelles, maternelles, rassurantes. Unité de cet astre divisible pourtant. Multiples visages, croissant ou disque, premier ou dernier quart, miroir poli par les étoiles.
Lune, intimement liée à mon être.
Rêve... Rêve d'une mystique réunion de deux âmes égarées. Mes mots pour elle, pour elle seule, mais elle, jamais pour moi, pour moi seule... Lui écrire... Mais ailleurs !
Eclipse aveuglante...
Je l'aime...








Commentaires