La thébaïde
- Blue B. STEFENSEN

- 11 févr. 2009
- 2 min de lecture
Loin des yeux indiscrets, derrière cette façade sculptée de marbre blanc, je tiens dans mes bras Thésis, hétaïre à la beauté sans nom, blonde comme l'or.
Dans cette thébaïde, moi, Arsis à la chevelure d'ébène, courtisane de Sparte, j'ai pris en otage le coeur de cette nymphe qui monnaye ses charmes auprès des plus riches. Tu es d'autant plus belle, ma Thésis, que toute la Grèce te voudrait dans son lit. Et pourtant... C'est moi qui occupe tes pensées, tes nuits et tes soupirs... Cupidon se serait-il trompé de cible ?
Ô Thésis... Ne me souris pas ainsi au sortir du bain... Je me sens alors comme un colosse aux pieds d'argile. Peut-être est-ce la musique qui me tourne la tête ainsi ou la simple vue de ton corps dénudé ? Tu as pris ma main pour la poser sur ta hanche et elle glisse tout naturellement vers la rondeur de tes fesses au galbe parfait... Je m'enivre de la douceur de ta peau de nacre que mes ongles peints effleurent, territoire connu mais toujours à reconquérir... Je goûte à la volupté de nos baisers qui n'en finissent pas, de tes lèvres ciselées par un orfèvre... L'habileté de ta langue fait monter en moi un désir incommensurable, déclenche un incendie volontaire au creux de mes reins, une soif inextinguible de te satisfaire...
Thésis... Au creux de ton aine, je dépose un baiser... Sceau de mes envies les plus empressées... Quand la fièvre nous envahira et que tes pupilles vireront à la sanguine, je te donnerais l'ultime caresse qui enduira tes cuisses de cyprine, boisson des dieux... Et je boirais à nos amours saphiques jusqu'à l'ivresse... Oui, je boirais même si tes ongles se plantent dans ma nuque... Je boirais jusqu'à ce que la vague nous emporte enfin dans un tourbillon de plaisir... Jusqu'à ce que tes cris fassent trembler les murs de notre cachette, jusqu'à ce que tu en deviennes indécente...
Thésis... N'oublie jamais que tes soupirs sont mon oxygène, que ton corps est mon territoire érogène...
Nos étreintes hédoniques feront pâlir les hommes en rut, rongés par la lubricité... Ils voudront chasser la douleur de leur giron, incapables de dominer leurs envies...
Et nous rirons, Thésis... Nous rirons de notre plaisir et de leur ignorance... Ils essayeront de percer le mystère de notre thébaïde mais ils ne trouveront que les portes closes du gynécée...
Moi Arsis, je vole les nuits de Thésis quand toute la Grèce s'endort...
Blue Borderline
Tous droits réservés - Texte composé d'après les mots donnés par les internautes :
Cindy Laget - Thébaïde
Louve Aergisson - hédonique
Valou D'herault - façade
Marie Pestel - désir
Mé Lou - volupté
Stéphanie Mrozouviez - Lubricité
Émilie Claise - musique
Sandrine Thepaut - indécente
Sarah C. Schuster Cyprine
Viny Maolet - érogène
Marina Boon - langue
Esperanza Joelle - creux
Sylvie Liaud - caresse
Duval Tina - douleur
Martine Sarrelangue - vague
Olivia Lopez - tourbillon
Aurelie Martinez - effleurer
Izaya Paradise - lèvres
Jessica Harbon - dominer
Isabelle Ketterer jaccuzzi (omis volontairement car les jaccuzis n'existaient pas à l'époque donc remplacé par bains)
Marie Barrillon - saphisme
Séverine Gallego - nacre
Sand' Ragazza - aine
Ghislaine Dallavalle - fièvre
Claude Nival - mystère
Elodie Sarg - cupidon
Pinpin Rose - fesses








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