L'improbable : la sélection
- Blue B. STEFENSEN

- 21 déc. 2018
- 2 min de lecture
Dernière mise à jour : 5 janv. 2019

L'oubli
Et hier, oui, hier à midi, j'ai oublié que Librinova donnait la liste officielle des 50 finalistes retenus.
J'avais oublié. Tellement convaincue que ça ne valait pas le coup. Tellement certaine de ne pas être à la hauteur.
Et là, dans mon bureau aquarium, j'ai dû m'asseoir en à maintes reprises l'écran. J'ai dû lire vingt fois la page annonçant les finalistes. J'ai même rechargé la page pour m'assurer que le site n'avait pas un bug.
Je suis dans les 50 finalistes. Je ne sais par quel miracle mon roman se trouve sur cette liste.
Une simple liste
Une simple liste qui me rappelle que je suis une écrivaine parmi 49 autres, et que mon roman s'est démarqué d'une façon ou d'une autre. Rien n'est jamais acquis.
J'en déduis que j'ai fait mon job.
Ratio / Prix / Récompenses : what else ?
Sur les 50, il n'en restera que 3. Le 5 février, le Jury prendra sa décision. A la clef, un contrat avec un agent littéraire et une très forte probabilité de signer avec un éditeur de renom.
Bien sûr que j'ai envie d'être parmi les 3.
Je crève même d'envie d'être la 1ère une fois dans ma vie. Qui ne rêverait pas d'avoir le ticket gagnant parmi 49 autres joueurs au loto ?
Mais le résultat ne m'appartient évidemment pas.
Mon roman ne m'appartient également plus.
Il appartient désormais aux lecteurs.
Et les maisons d'édition savent que c'est l'ultime test.
Elles repèrent les nouveaux auteurs mais attendent de voir si le public suit, - si public, il y a -.
Raison gardée
Rhétorique des Corps perdus ne se vend pas assez pour se distinguer. Je ne sais pas vendre, le vendre ou me vendre. C'est très difficile de faire sa publicité. J'ai l'impression de déranger. C'est horrible cette sensation de faire chier son monde avec son petit bonheur : Je suis sélectionnée, moi qui ai toujours refusé de passer le moindre concours. Simplement parce que j'avais peur de la confrontation. D'un résultat.
Le besoin de dire
Le bonheur est tel, l'excitation si réelle, que j'ai envie de le crier à la terre entière.
Il va bien falloir que je me décide à en parler.
Envoi d'un mail ou non ? A tout le monde ou à quelques-uns ?
Je suis pétrifiée.
Passage à l'acte
La différence va se faire sur les ventes. C'est évident. Si les ventes suivent, cela veut dire qu'il y a un public. Si il n'y a pas de public, les maisons d'édition ne miseront pas sur mon roman.
J'ai donc envoyé mon mail. Ciblé. Je me demande si je n'ai pas fait une erreur.
Cette période de fête n'est pas propice à une quelconque mobilisation.
Les gens ont autre chose à faire.
Quelques réponses en retour, des encouragements, des paroles réconfortantes.
Mais les actes seront-ils là ?








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